Comme il est mentionné dans mon billet « Le rôle du CA », les membres du conseil d’administration doivent faire partis de comités qui supervisent la performance de l’organisation. Ces comités s’occupent de la gouvernance sur des aspects plus précis et doivent faire leurs recommandations au conseil. On retrouve un comité de rémunération dans environ 92% des CA, un comité de gouvernance à 80% et le comité de vérification ou d'audit dans 100% de ceux-ci, étant donné les obligations légales (qui est abordé dans le billet "Comité d'audit : Rôles et difficultés dans les entreprises d'aujourd'hui") [1]. Toutefois, les entreprises créent parfois des comités qui sont reliés à leur secteur d’activité, soit sur l’environnement ou la santé et sécurité. Dans le document de l’ICCA [1], on indique que les comités devraient être formés de trois à cinq membres indépendants, bien qu’il y ait parfois un ou quelques administrateurs dirigeants.
Le
comité de gouvernance, tant qu’à lui, a deux rôles principaux selon l’ICCA [1].
Tout d’abord, il doit définir l’approche de l’organisation face à la
gouvernance et veiller à ce qu’elle donne suite aux exigences réglementaires. Deuxièmement,
il doit jouer un rôle de « comité des candidatures », c’est-à-dire
qu’il s’occupe de la composition et de la performance du conseil
d’administration. À ce niveau, il doit « établir des critères de
nomination au conseil, élaborer le processus de recrutement, identifie et
recrute des candidats pour siéger au conseil, et évalue la performance du
président du conseil, du conseil lui-même et des administrateurs. J’ai déposé
un exemple de la liste des responsabilités du comité de gouvernance de
Bombardier qui reflète bien la définition de celui-ci. Exemple - Comité de gouvernance - Bombardier
Puisque l'on m’a posé la question dans mon billet
sur le rôle du CA, j’ai décidé d’aborder le sujet des compétences des membres
de CA. Il est vrai que pour former ces comités et assurer une bonne performance
des entreprises, les membres du CA doivent avoir des compétences particulières,
y compris une bonne expérience, et les qualités personnelles requises. Toujours
selon l’ICCA [1], les membres du conseil doivent détenir les compétences
nécessaires pour s’acquitter de ses responsabilités au niveau de la stratégie.
Lors du recrutement, les conseils doivent tenir compte des besoins de l’organisation
et du développement de celle-ci, c’est-à-dire son stade de croissance. Au
niveau des qualités personnelles, on recommande des administrateurs qui ont de
l’intégrité, du courage, un bon jugement, de la perspective et une volonté d’apprendre.
Il est également recommandé qu’un administrateur soit en mesure d’exposer leur
opinion, d’avoir la volonté et la capacité d’écoute, de poser des questions et
d’avoir de la souplesse et de la flexibilité.
[1]http://www.icca.ca/champs-dexpertise/gouvernance-strategie-et-gestion-des-risques/collection-a-lintention-des-administrateurs/index.aspx
[2] http://www.corpgov.deloitte.com/site/canfre/comite-de-remuneration/

